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faune et flore

La situation particulière du département du Loiret permet ou a permis l’existence d’une forte biodiversité dans les milieux aquatiques : deux bassins de deux grands fleuves (Loire et Seine), des zones de têtes de bassin avec de nombreuses sources, des étendues forestières, des anciennes extractions de granulats, des rivières calcaires fortement alimentées par les nappes, des rivières sableuses en milieux forestiers et des canaux de navigation  même si une certaine partie de ces milieux sont artificiels ou fortement artificialisés.

FAUNE AQUATIQUE DU LOIRET

On dénombre aujourd’hui : 35 à 40 espèces  différentes de poissons avec des statut très variés  

S’agissant des poissons, les espèces originelles ainsi que les espèces introduites dans tous ces milieux, couvrent quasiment la majorité des espèces présentent en France.

Malheureusement la dégradation de nombreux écosystèmes aquatiques a fait proliférer certaines espèces et disparaître d’autres…On pourrait classer tous ces poissons de nombreuses façons. Par type de milieux, par familles, par intérêts halieutiques…On choisira ici leur valeur patrimoniale, et leur vulnérabilité, caractéristiques qui vont souvent ensemble (enjeu écologique et intérêt de leur conservation). Bon nombre d’espèces sont en effet très sensibles aux modifications de température et à la diversité des habitats.

Espèces patrimoniales :

Aujourd’hui, plusieurs statuts européens ou français soulignent l’intérêt de la conservation de certaines espèces ou de leurs habitats: Brochet, Chabot, bouvière, lamproie de planer, loche de rivière, lote, truite commune, spirlin, vandoise. 

Ces espèces sont présentes dans les départements et les restrictions sur les milieux et les préservés.

  • La TRUITE SAUVAGE est encore présente sur les affluents rive droite du Loing et sur les petites rivières du Giennois, affluents de la rive gauche de la Loire. Dans l’ensemble de ces milieux, le chabot, le vairon et la lamproie de planer accompagnent souvent la truite.
  • La VANDOISE et le SPIRLIN bien revenu en Loire, sont présents sur quelques cours d’eau à eaux fraîches.
  • La LOCHE DE RIVIÈRE, différente de la LOCHE FRANCHE, assez rare en France est bien présente sur l’Axe Loing et sur certains affluents de la Loire.
  • La LOTE en voie de disparition dans notre pays, visiblement disparu dans les  années 2000
  • Le BROCHET, très vulnérable, se maintient de manière naturelle dans les marais de l’Essonne et du Fusain, sur certains étangs de la forêt d’Orléans, sur quelques portions du Loing. Il est bien revenu sur l’axe Loire

Certaines espèces originelles emblématiques ont complètement disparus sur certains bassins : écrevisse à pattes blanches, truite de rivière, vairons.

Lamproie

Loche de rivière

Spirlin

Lote

Carnassiers :

L’ANGUILLE aujourd’hui reconnue comme une espèce patrimoniale et en danger à l’échelle européenne, est encore bien présente sur le Département.

Le SILURE, espèce ne laissant personne indifférent dans le monde de la pêche est désormais bien implanté dans le département. Cependant, aucun élément scientifique ni aucune étude ne peut prouver un quelconque déséquilibre sur les populations en place comme on peut souvent l’entendre dire.

 

 

Le SANDRE, très recherché est à part. Il n’est pas autochtone en France et son introduction a été suivi par une explosion démographique dans une époque bénite  pour sa capture. Les populations sont désormais stables et il est présent dans de nombreux milieux du département malgré les captures incertaines des pêcheurs qui croient souvent  à sa régression.

L’ASPE, en provenance de l’Europe de l’Est, dernier arrivé parmi les carnassiers, a colonisé la Loire moyenne ces dernières années.

Aspe

Sandre

Espèces ubiquistes :

Les espèces ubiquistes et opportunistes :

goujon, gardon, chevesne, autochtones dans le département sont présents dans tous les milieux et en grande densité

Espèces indésirables :

Certaines espèces introduites ont proliféré dans les eaux qui se réchauffent…: poisson-chat, perche-soleil, écrevisse américaine,  écrevisse californienne, pseudorasbora, carassins. Elles ont peu d’intérêt patrimonial et sont même invasives. Vous trouverez ci-joint le guide d’identification des écrevisses.

Guide d'identification des écrevisses du Loiret

Pseudorasbora

Ecrevisse de Californie

Autres espèces aquatiques :

S’agissant des mammifères liés aux milieux aquatiques, le CASTOR a fait un retour remarqué depuis une vingtaine d’années sur la Loire et a colonisé la majorité de ses petits affluents. Il semble gagner du terrain sur le bassin Seine. Quant à la LOUTRE, elle a  amorcé son retour et de nombreuses traces ont été observées sur la Loire. Mais pour l’instant son installation sérieuse n’est pas encore établie.

FLORE AQUATIQUE DU LOIRET

S’agissant de la flore des milieux humides et aquatiques :

Les prairies et boisements humides des lits majeurs de cours d’eau sont devenus rares et bien étudiés par les partenaires travaillant dans le domaine de l’environnement. Les espèces et habitats remarquables sont les prairies à Molinie sur calcaires, pelouses alluviales et humides, aulnaie, roselière, mégaphorbiaies, saussaies marécageuses, prairies mésoxérophiles à mésohygrophiles, mares, grèves sableuses, boisements alluviaux…

Citons les bas-marais alcalins  du bassin du Fusain, les marais de l’Essonne, les prairies du Loing, de la Cléry et de l’Ouanne, les vallées de la Notreheure, de l’Aquiaulne, la vallée de la Mauve de la Détourbe, et les milieux ligériens….

Prairie inondable du Loing

Grande cariçaie de fond de vallée

Loing à Salleneuves - renoncules

Quant à la végétation aquatique (hydrophytes, entièrement dans l’eau) et semi-aquatique (hélophytes, les pieds dans l’eau), sa présence et sa densité sont des caractéristiques importantes du fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Souvent confondues par le grand public avec les algues filamenteuses et envahissantes, ces végétaux supérieurs sont rarement envahissants dans les milieux naturels en bon état fonctionnel. Dans de nombreux écosystèmes, ces habitats sont primordiaux pour les poissons et les invertébrés mais aussi pour de nombreuses espèces d’oiseaux, d’insectes….

Les HYDROPHYTES observées plus particulièrement sont l’apium (faux cresson), les callitriches, le cresson de fontaine, la véronique, la renoncule aquatiques, la glycérie, le rubanier, les potamots…

Les HÉLOPHYTES observées plus particulièrement sont les baldingères (faux-roseau), les iris, les carex, le myosotis aquatique, la populage des marais, les menthes

Iris et baldingères