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caractérisation

physique

La présence ou non de certaines espèces piscicoles résulte de la conjonction d’un ensemble complexe de facteurs naturels (géologie, climat, etc.) et anthropiques (recalibrage et rectification du lit de la rivière, implantation de barrages, pollutions, etc.). Ceux-ci déterminent aussi bien le nombre d’espèces piscicoles, que leur répartition. Ainsi les peuplements piscicoles que l’on retrouve dans le département est différent de celui que l’on retrouve en Ariège. Alors pourquoi ne trouve t-on pas de cristivomer ou d’ombre dans le Loiret ?

Pour le savoir, découvrez notre territoire…

RELIEF ET RÉGIONS NATURELLES

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le relief est relativement varié si l’on considère l’ensemble du département et surtout ses limites. Car toutes les bordures du département se situent sur des contreforts de régions naturelles.

Beauce, Gâtinais, Forêt d’Orléans, Sologne, Val de Loire et Berry définissent les régions naturelles du département. Elles correspondent à des entités paysagères et géologiques relativement différentes.

Région et relief Loiret

GÉOLOGIE, HYDROLOGIE ET HYDROGRAPHIE

Les eaux souterraines du Loiret constituent une ressource variée et importante, stockée dans un environnement géologique complexe.

Cette diversité géologique a des effets directs sur la circulation de l’eau : ruissellement ou échange avec le sous-sol. Les substrats argilo-sableux donnent ainsi un réseau hydrographique très dense. Tandis que les substrats calcaires favorisent les échanges avec le sous-sol alimentant les nappes alluviales ou bien émergentes sous forme de sources au pied des versants.

Hydrogéologie Loiret

Relation Hydroécorégions et réseau hydrographique

Les eaux souterraines jouent un rôle majeur dans le soutien du débit des cours d’eau, en particulier en période d’étiage. La qualité des milieux aquatiques (cours d’eau, zones humides), et notamment la faune et de la flore qui y sont associées, dépend bien souvent des nappes d’eau souterraine.

Vous trouverez ci-dessous, une vidéo expliquant l’importance des nappes d’eau souterraine.

CONSÉQUENCES SUR LA TYPOLOGIES DES MILIEUX AQUATIQUES

Puisque le potentiel biologique et la typologie des cours d’eau dépend fortement des la géologie, du relief et de l’hydrologie on comprend que la diversité du département du Loiret a engendré des milieux aquatiques différents :

 

  • Les cours d’eau calcaires de Beauce, du Gâtinais ou du Berry auront des faciès, des régimes hydrauliques et des potentialités biologiques distinctes de ceux des cours d’eau acides de Sologne ou de la forêt d’Orléans.
  • Les cours d’eau cyprinicoles (espèce repère brochet) auront des capacités d’accueil différentes selon les bassins car la nature géologique des lits déterminera le type de végétation aquatique colonisant les cours d’eau.
  • Contrairement à une idée reçue, les cours d’eaux à vocation salmonicole (espèce repère truite fario) existent car les pentes relatives sur les contreforts, les eaux fraîches de nappes et la relative proximité des têtes de bassin génèrent des potentialités d’écosystèmes d’eaux courantes de ce type.

Vocation piscicole Loiret

Le Cosson à la Ferté St Aubin

Les Mauves

L'Ethelin

Dordives

ACTIVITÉ HUMAINE ET PERTURBATIONS ANTHROPIQUES

L’ensemble des milieux aquatiques du département est impacté de près ou de loin par de nombreuses perturbations d’origine anthropiques :

  • Les travaux hydrauliques (recalibrage, rectification, busage etc.) ont altéré fortement la morphologie des rivières en modifiant leur tracé en plan et leur sinuosité. Ils sont souvent liés à l’activité agricole (forte pression dans le département) ou l’urbanisation des villes.
  • Les étangs d’agrément très nombreux et les réservoirs d’alimentation des canaux ont quant à eux isolé ou noyé les têtes de bassin et leurs milieux associés.
  • Les innombrables ouvrages hydrauliques transversaux (barrages, seuils, moulins, vannages etc.), altèrent le fonctionnement hydrodynamique de la rivière en influençant la ligne d’eau et en faisant obstacle à la continuité écologique (migration piscicole, transport sédimentaire). Ils induisent alors une fragmentation de l’écosystème aquatique.
  • Ces facteurs sont les principaux, mais nous pouvons également citer les prélèvements d’eau (accentuant le phénomène d’étiage), les pollutions diffuses ou ponctuelles (rejets d’effluents industrielles, agricoles ou domestiques induisant une toxicité dans le milieu), l’artificialisation des berges etc.